J'ai alors pensé à la vie.
A la folie
et à sa violence,
à la douleur et à la mort.
Et j'ai pleuré.
J'ai pensé
au
chagrin et au deuil.
A mes sœurs et à mes frères humains,
de sol et de
sang et à ceux du monde entier.
Vivants et morts. Connus et inconnus.
J'ai pensé
à nos joies et à nos peines.
A nos malentendus. A nos espoirs contrariés.
Au
châtiment et à l'exil.
J'ai pensé à l'Histoire du monde
et médité sur la condition humaine.
J'ai encore pleuré.
J'ai vu la haine et la guerre
dans toutes leurs atrocités.
J'ai pensé au bien et au mal.
Au mépris et à la
xénophobie.
Toujours, je pleurais.
J'ai
pensé fort à l'Amour et à la Paix.
A la tolérance. A l'étoile de l'Espérance humaine et au Bonheur des terriens.
J'ai pensé de jour comme de nuit.
Je suis tombé malade à force de penser.
Et j'ai prié.